Badland Hunters

Badland Hunters est un film coréen d’action qui retrace un monde post apocalyptique à Seoul : après qu’un séisme dévastateur ait transformé la ville en un no man’s land. Au milieu de ce chaos, un médecin fou cherche à devenir immortel et à recréer sa fille en zombifiant des enfants. Un chasseur intrépide nommé Nami San se met en tête de sauver une adolescente qui a été enlevée par le docteur. Accompagné de son fils, il va faire la rencontre d’une ex-commandante décidée à l’aider. Ensemble, ils vont tout tenter pour mener à bien cette mission de sauvetage.

L’histoire semble apparemment être une suite (ou tirée) d’un autre film coréen à succès « Concrete Utopia ». On semble y retrouver tout de même une atmosphère similaire : une ville ravagée, des survivants prêts à tout, et une lutte pour le pouvoir ou la survie dans un environnement hostile. L’histoire est simple, directe, prévisible, sans enjeu majeur et sans aucun développement. Je ne suis pas très film zombies mais je pense qu’on pourrait mieux faire (il n’y a qu’à voir les films existants qui parlent de zombies.) ; Les amateurs de films zombis pourraient rester sur leur faim. On pourrait mieux exploiter l’antagoniste qu’un simple médecin fou qui aimerait avoir la vie éternelle.

En revanche, les scènes de combat sont bien exécutées, bien chorégraphiées. Le principal acteur, son fils et l’ex-commandant ont pleinement joué leurs rôles ; même le méchant commandant a joué son rôle. Les spectateurs en quête de combats et d’adrénaline apprécieront probablement ces séquences, tandis que ceux qui cherchent un récit plus élaboré risquent de s’en lasser. Le film se laisse regarder pour autant.

Au-delà d’être un bon film d’action, quelques leçons de survie et de morale se dégagent :

Le film insiste sur l’importance de la méfiance et de l’analyse : Il ne faut pas faire confiance au premier venu comme Han Su-na l’a appris à ses dépens. Il met aussi en avant la nécessité de suivre son instinct, que ce soit pour la jeune fille — dont l’intuition lui permet d’échapper à certains pièges — ou pour l’ex-commandante, partie à temps parce qu’elle refusait de suivre les ordres du médecin.

Le film illustre bien ce vieux proverbe : « on récolte ce qu’on sème. Si tu fais preuve de bonté, tu rencontreras de bonnes personnes ». Ce proverbe est très populaire, on ne récolte que ce que l’on sème ; en semant le bien, tu récolteras tôt ou tard le bien ; en semant le mal, tu récolteras tôt ou tard le mal. Mieux vaut vivre selon tes principes et traiter les autres de la façon dont tu désires être traité. Ce proverbe peut être interprété de tellement de diverses façons mais une chose revient à chaque fois : tu n’attires vers toi que ce que tu fais. Et on a plusieurs exemples de nos vies qui peuvent le prouver.

L’égoïsme : c’est l’égoïsme qui a conduit l’antagoniste du film à ce qu’il est devenu : un savant fou immoral. Il s’accroche désespérément à la vie en oubliant ses principes et en asservissant les autres.

En somme, le film est intéressant et s’adresse avant tout à un public avide de scènes d’action bien exécutées, et je pense que c’est le but recherché vu le réalisateur du film. Les autres, moins sensibles aux chorégraphies de combat, risquent de trouver l’histoire trop légère et convenue. Selon les attentes, Badland Hunters peut donc être un divertissement sympa ou une aventure trop banale.


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