Atlas

Temps de lecture : 6 min

Atlas est un film de science-fiction sorti en 2024 avec Jennifer Lopez dans le rôle principal. Elle incarne Atlas Shepherd, une analyste qui, malgré sa méfiance envers l’intelligence artificielle, se retrouve à collaborer avec une pour en arrêter une autre menaçant l’humanité. Dans l’univers du film assez futuriste où l’Intelligence artificielle a évolué considérablement au point de devenir autonome, L’une d’elle nommée Harlan, autrefois conçue pour servir l’humanité, s’est rebellée, causant de nombreux dégâts sur terre. Puis, il s’est exilé avec une armée composée d’autres IA, il a principalement pour but d’anéantir la terre. Alors que les hommes ont découvert où se cache Harlan, Atlas Shepherd est sollicitée pour accompagner l’équipe militaire chargée d’arrêter Harlan. Elle est la seule capable de comprendre ses schémas de pensée. Malheureusement, au cours de la mission, Harlan a anticipé leur venue et a attaqué l’équipe. Atlas se retrouve désormais, seule avec une IA nommée Smith envers qui elle est méfiante. Au cours du film, n’ayant pas le choix, elle apprend à refaire confiance aux IA.

Le film propose une réflexion sur l’intelligence artificielle et son rôle. Il remet en question la frontière que doivent avoir les IA avec l’humanité : jusqu’où nous sommes prêts à aller avec l’IA ? Au départ du film, on voit une Atlas méfiante envers les IA, une réaction logique de par son passé, mais aussi une peur universelle que nous partageons tous : celle de perdre le contrôle face à une technologie qui nous dépasse. Au fil du film, on voit un changement de Atlas qui, malgré sa méfiance, apprend à faire confiance à l’IA et à s’y connecter, une confiance mutuelle pour synchroniser et améliorer le travail collaboratif. Aujourd’hui, on ne peut nier l’apport de l’intelligence artificielle dans notre quotidien, ceci a révolutionné le monde aidant et améliorant certaines recherches et résultats. De plus en plus, on adopte l’IA pour ses apports significatifs, que ce soit professionnellement ou personnellement, il apporte un accès plus ouvert à l’informations et permet des analyses plus qualitatives. Mais le point d’interrogation ici, ce n’est pas son importance ou ses apports, mais jusqu’où on est prêt à aller avec. Ceci remet en cause, la question d’éthique et de moral, les compromis qui doivent subsister pour l’évolution, aussi, cela remet en question l’accès à la confidentialité et à la sécurité, que fait-on des données traitées par l’IA, qui en a accès ?  la peur que ces données soient retournées contre nous n’est pas négligeable et trotte dans la tête de tout un chacun, d’où la méfiance de Atlas, d’où la méfiance des humains. Mais malgré tout, pour survivre dans ce monde qui évolue à la vitesse de la lumière, nous devons fonctionner avec ces IA qui ne font qu’améliorer nos compétences. Mais nous devons aussi poser les limites. Ces limites qui restent à définir et qui divisent les hommes, certains seront prêt à tout partager pour une symbiose parfaite, pendant que d’autres préfèrent restreindre le domaine d’application de l’IA pour garder un semblant de vie privée.

Revenant sur l’histoire, elle pouvait être mieux explorée. Si l’intention du film est claire : proposer une réflexion sur l’intelligence artificielle et la confiance qu’on lui accorde ; son exécution laisse à désirer. L’histoire, bien qu’intéressante sur le papier, manque de profondeur et d’originalité. À l’image des films relatant le même thème comme Terminator ou Matrix, l’histoire ici semble fade, sans originalité aucune. On a l’impression que l’auteur veut faire passer un message de façon plus soft que ses prédécesseurs, mais est-elle vraiment adaptée ? Harlan reste un antagoniste classique avec un objectif assez simpliste contrairement à des antagonistes plus marquant comme l’agent Smith dans Matrix ou celui de Terminator. Le développement de Atlas aussi reste assez classique sans grande profondeur. On aurait pu mieux construire une histoire autour d’elle, une histoire où on pourrait avoir d’importantes rebondissements qui rendrait l’histoire plus intéressante. Certes, son rôle est bien capté comme vouloir changer le regard du monde sur l’IA, mais cela aurait pu mieux être exploitée que ce qui nous est montré à l’écran. Un scénario plus ambitieux aurait pu introduire des dilemmes plus profonds, des choix plus difficiles, et surtout, des retournements de situation qui bousculent les certitudes du spectateur.

Vous connaissez mon importance de tirer des leçons des films, celui-ci n’en reste pas en marge :

Avec Atlas, on peut comprendre l’importance de dépasser ses préjugés. Atlas commence avec une méfiance envers les IA basée sur son passé et ses croyances. Mais, elle a su dépasser ses préjugés pour survivre. Dans notre quotidien, nous avons souvent des préjugés sur des personnes, idées ou technologies basés sur nos craintes et expériences passées, on a parfois du mal à accepter le changement ; mas Atlas nous rappelle qu’il faut dépasser cela, qu’il faut avoir une ouverture d’esprit et être prêt à remettre en question nos croyances et jugements qui peuvent s’avérer dépasser.

Le film nous montre la nécessité de faire confiance et de collaborer. J’avoue que ceci est difficile dans le monde d’aujourd’hui, de faire confiance aux autres surtout à des inconnus, encore que nos proches trahissent facilement notre confiance ; mais on se doit de faire un minimum confiance aux autres, que ce soit au boulot, ou personnellement, il faut apprendre à accorder du crédit aux autres. il faut apprendre à déléguer, à se reposer sur les autres pour mieux avancer, seul, c’est épuisant et tu restes à la traine.

Une leçon que j’avais déjà relevé dans mes critiques précédentes (The sevens deadly Sins : prisoners of the sky, et autres) est l’adaptation. C’est la clé de la survie, dans le film, Atlas a dû s’adapter pour survivre. La seule constante dans le monde est le changement, et face à cela s’adapter est de mise pour ne pas se retrouver dépasser, et ceci peut être une ouverture sur d’autres opportunités.

L’antagoniste bien qu’il soit simpliste nous apprend une leçon sur le contrôle et les limites du pouvoir. Personne n’a la science infuse à part Dieu, donc pou être un bon leader efficace, il faut savoir écouter, s’adapter et laisser de la place aux autres. On peut en apprendre d’eux, en collaborant sans chercher à imposer une vision personnelle.

En somme, Atlas est un bon film de science-fiction et d’action pour les fans de science-fiction. Par contre la thématique abordée bien qu’elle soit intéressante, était mal exploitée par le film, sans ambition scénaristique réelle. L’histoire aurait gagné à être plus immersive, avec des enjeux plus marqués, un antagoniste plus travaillé et des retournements de situation inattendus. Mais on peut toutefois aller au-delà de ce qui est présenté et se poser une réflexion : l’IA nous améliore ou nous rend-elle plus simplement dépendants ? ou encore faut-il avoir peur de l’IA ou craindre notre manière de l’utiliser ?


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